Une grande ambition pour l’Ile-de-France : Oui, Plus encore de libéralisme : Non !

Communiqué du groupe CACRPG du conseil régional d’ile de France

Le président de la République a présenté ses projets pour l’Ile-de-France à l’occasion de l’inauguration de l’exposition présentant les travaux des dix équipes multidisciplinaires autour des architectes réunis à l’occasion du Grand Paris.


30 avril 2009

Les élu-e-s du groupe CACRPG se félicitent de l’intérêt de l’Etat pour le devenir de la région capitale.

Il prend enfin en compte la dynamique de constitution d’une grande métropole, l’effet d’entraînement du développement de l’Île-de-France pour l’ensemble du pays, les besoins des habitants. Pour autant il persiste à ne pas prendre la mesure de la réalité de la crise sociale et des inégalités.

Si la qualité prometteuse des travaux des dix équipes d’architectes est reconnue, aucune allusion n’est faite aux travaux du SDRIF issus de 4 plus de quatre ans d’intense concertation avec l’ensemble des collectivités.

L’effet d’annonce ne peut donc remplacer les actes et les principes qui les guident.

De très nombreux aspects restent préoccupants et montrent les tensions sur les visions en présence du devenir métropolitain.

Si Nicolas Sarkozy dit souhaiter aller très vite sur ces projets, la démocratie ne peut pas être ignorée. Il est indispensable que soit validé le SDRIF par l’Etat. Il est essentiel que tous les acteurs, élu-e-s, habitant-e-s, salarié-e-s, soient réellement associés.

Les projets ne doivent pas être l’occasion d’offrir les transports, le logement, le foncier aux logiques de rentabilité, de profits, aux appétits du privé, et de leur offrir de nouveaux espaces spéculatifs, aggravant davantage les inégalités.

Le plan proposé par Nicolas Sarkozy s’appuie en effet sur une logique ultra-libérale favorisant les déréglementations, en lieu et place du toilettage et de la modernisation de la réglementation actuelle, proposant des partenariats publics-privés, qui coûteraient bien plus chers aux contribuables et aux collectivités qu’un grand emprunt. De plus faire reposer le poids de ces investissements encore plus sur les usagers est totalement intolérable.

Sur les 35 milliards pour le plan transport, aucune annonce n’est faite sur ce que serait la participation de l’Etat. C’est inconséquent.

Si le projet de construire 70.000 nouveaux logements par an est ambitieux, aucune proposition n’est faite pour le logement social, ce qui est pourtant une urgence pour les franciliens. C’est inacceptable. Pourquoi le chef d’Etat n’oblige-t-il pas ses amis politiques à respecter la loi SRU ?

Nous avons l’ambition de grands projets cohérents entre eux et avec le Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF) portés et gérés par les services publics, les collectivités et institutions publiques. Ils devraient être financés par de grands emprunts, de dimension populaire, avec la mise à contribution du système bancaire et financier et une participation importante de l’Etat.

Le groupe CACRPG jouera tout son rôle dans l’animation du débat autour du devenir de la métropole et souhaite que les habitant-e-s et les salarié-e-s soient associé-e-s aux choix des projets, à la définition de leur financement, à leur mise en œuvre et leur réalisation.