VENTE SOLIDAIRE DE FRUITS ET LEGUMES
Avec les producteurs du Lot et Garonne -Agir pour le pouvoir d’achat et un commerce équitable jeudi 20 août dans plusieurs villes de seine et marne (Dammarie, Champagne,Mitry-Mory,Roissy en brie, Champs sur Marne, Nangis, Vaires. )
13 août 2009
Scandaleux ! Alors que la moitié des producteurs de fruits et légumes a déjà mis la clé sous la porte depuis 1992, victime du racket des géants de la grande distribution, du coût excessif du crédit bancaire ou de calamités agricoles, le gouvernement français veut leur porter le coup de grâce.
Le voilà prêt à céder au chantage de Bruxelles qui demande aux maraîchers de rembourser les aides publiques accordées à la profession entre 1992 et 2002, en compensation de l’ouverture des marchés à la mondialisation capitaliste, imposée alors par le traité de Maastricht.
Pire ! Sarkozy et le gouvernement se couchent devant les exigences exorbitantes des technocrates de la Commission européenne qui ont le culot de rajouter quelque 100 à 150 millions d’intérêts bancaires supplémentaires à une addition qui pourrait finalement s’élever à … 700 millions. Capitalisme financier oblige
En France, six enseignes contrôlent 90% de la grande distribution. 400 000 agriculteurs et 60 millions de consommateurs sont à la merci de leurs centrales d’achat qui mettent en concurrence les paysans du monde, organisant les importations et le stockage des produits alimentaires pour mieux spéculer sur les prix. Producteurs et consommateurs se retrouvent dans la même galère : les producteurs se voient imposés des prix souvent inférieurs aux coûts de production et en bout de chaîne, à la caisse du supermarché, vous payez le prix fort.
Ce racket se fait aussi sur le dos des paysans d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie qui sont les premiers à souffrir de la faim après avoir abandonné leurs cultures vivrières au profit des cultures d’exportation exigées par les grandes multinationales de l’agroalimentaire. Ces dernières ont entre les mains une véritable arme alimentaire contre les peuples, les privant d’un pilier essentiel de leur souveraineté.
Concilier prix abordables pour tous et justes rémunérations des acteurs de la filière fruits et légumes et du transport : c’est pourtant possible ! Les prix qui vous sont proposés jeudi 20 août correspondent à cette double exigence : par exemple, un kilo de tomates à 1,5 € ou un plateau de 6 kilos de prunes d’Ente à 8 €….
Participez à cette action de solidarité et de vérité des prix !



